Une commande historique pour les Chantiers navals STX (France) !

Publié par | 28/12/2012

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Actus croisières

Les chantiers STX France prennent le relais des chantiers STX de Turku (Finlande), avec lesquels ils étaient en compétition, pour construire le troisième et peut-être le quatrième exemplaire (une option a été posée) des "Oasis", les plus grands navires au monde actuellement.

Les Chantiers navals STX France de Saint-Nazaire ont repris un grand souffle avec la signature jeudi d'une commande historique pour la construction d'un paquebot géant pour l'américain Royal Caribbean International, alors qu'ils n'avaient plus signé de nouvelles commandes d'ampleur depuis près de deux ans.

Les chantiers STX France prennent le relais des chantiers STX de Turku (Finlande), avec lesquels ils étaient en compétition, pour construire le troisième et peut-être le quatrième exemplaire (une option a été posée) des "Oasis", les plus grands navires au monde actuellement.

Le Premier ministre Jean-Marc Ayrault, ancien député de Loire-Atlantique, s'est félicité de la commande dans un communiqué en saluant "l'excellence du savoir-faire français dans la construction navale".

Pour les chantiers qui ont construit les mythiques transatlantiques "Normandie" (1935), puis "France" (1960), puis plus récemment le "Queen Mary 2" (2002), c'est un retour aux grandes heures après quatre ans d'un passage à vide entamé avec la crise financière de 2008, qui avait peu à peu vidé son carnet de commande.

D'une longueur de 361 mètres et 47 mètres de large, ce navire sera l'un des plus grands jamais construits aux chantiers de Saint-Nazaire, qui ont déjà construits, dans les années 1980 et 1990, 12 navires pour l'armateur Royal Caribbean.

Une nouvelle bienvenue pour le tissu économique nazairien, où STX emploie directement 2.100 personnes, et fait travailler, à pleine charge, quelque 4.000 sous-traitant, mais, aussi plus largement à l'échelle nationale pour le secteur industriel qui, de l'automobile (PSA) à la sidérurgie (ArcelorMittal) en passant par l'électronique (Alcatel-Lucent) a été marqué au cours des mois passés par plusieurs plans sociaux et restructurations douloureuses.

La commande prévoit un premier navire livrable mi-2016, ainsi qu'une option pour un second navire livrable mi-2018. La commande du premier navire représente à elle seule dix millions d'heures de travail réparties sur trois ans.

"C'est une très très bonne nouvelle", a déclaré à l'AFP Joël Cadoret pour la CGT de STX. "J'espère que cela va redonner de l'emploi à tout le monde, en particulier sur le plan local", a-t-il ajouté.

Concurrence rude

"Nous sommes très satisfaits, la concurrence a été rude avec la Finlande", s'est de son côté félicité Laurent Castaing, directeur général de STX France sur I-Tele. "Cela va d'abord donner de l'emploi chez nos co-réalisateurs", a-t-il ajouté.

Depuis un peu plus de six mois, les bureaux d'études et certains secteurs de fabrication étaient touchés par du chômage partiel, tandis que selon les syndicats certains sous-traitants avaient commencé à licencier.

Selon STX, "les études démarreront dès le mois de janvier 2013 pour un début de construction programmé en septembre 2013".

"Il va falloir compter 4 à 6 mois avant que le chômage partiel ne commence à se résorber", a néanmoins souligné Nathalie Durand-Prinborgne déléguée syndicale pour FO, pour qui cette commande géante a bénéficié de l'intervention de l'Etat Français, actionnaire à 33% de STX France, tandis que STX Europe (filiale du sud-coréen STX Shipbuilding) en possède 66%.

La commande du géant de mers devrait toutefois permettre de sauvegarder des centaines d'emplois notamment chez les sous-traitants.

Interpellé à l'Assemblée nationale le 18 décembre dernier sur la situation difficile dans laquelle se trouvaient les chantiers STX, le ministre de l'Economie, Pierre Moscovici, avait promis le 18 décembre de "sauver les Chantiers de l'Atlantique", en les aidant à "remporter de nouveaux contrats à l'export" et en encourageant la diversification.

Les Chantiers STX France ont annoncé à la mi-décembre une alliance avec Areva pour proposer des offres complètes (turbine électrique et fondation d'éolienne) aux appels d'offres européens et la vente d'une première sous-station électrique - 150.000 heures de travail - pour un champ d'éoliennes d'Europe du nord ont ainsi été annoncés.

L'Oasis of the Seas et l'Allure of the Seas, livrés en 2009 et 2010, comptent 16 ponts, 2.700 cabines et peuvent accueillir jusqu'à 5.400 passagers et 2.100 membres d'équipage.

Selon la presse spécialisée dans la construction navale, ils auraient coûté chacun 900 millions d'euros, mais ce troisième exemplaire, pour la construction duquel plusieurs chantiers étaient en compétition dans le monde cet automne, devait coûter moins cher. Dans ce domaine économique, les clients, pas plus que les chantiers navals, ne communiquent officiellement le montant des commandes.

Source : Le Point.fr

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